Long-métrage de Natalie Erika James. Distribué par Shadowz et Program Store
Derrière l'affiche de Saccharine se cache un projet aux délais assez courts, mais qui aura toutefois demandé un certains nombres d'allers-retours. Entre les plusieurs co-distributeurs du film, la production et les retours de la réalisatrice, c'est une dizaine de concepts qui ont été proposés (dont certains avec quelques versions alternatives, portant le tout à 24 affiches distinctes).
Les premières propositions étaient des jeux assez graphiques, plutôt éloignées de ce qui se fait habituellement dans l'horreur. Sur la 1ère, le logo-titre s'inspire directement des boissons énergisantes tout en ayant un aspect abîmé. C'était une proposition mélangeant à la fois l'aspect pop et abîmé ou sale du film. Entre la sueur en introduction, le miel qui coule dans une scène clé et bien sûr le sang, j'ai choisi de mettre en avant ces dégoulinures.
Quant au deuxième concept, j'en étais assez fier.  Misant sur le côté sensuel tout en mettant l'accent sur la nourriture pour la rendre écœurante, je comprends pourquoi le distributeur n'en a pas voulu : elle ne vend pas un film d'horreur.
Aux premiers retours, il a fallu donc modifier radicalement le tir. J'ai donc fait plusieurs propositions (au stade de brouillons ici) dont des ébauches de celle qui deviendra l'affiche définitive.
En interne, il y avait de nombreux débats sur l'affiche "visage en gros plan", et j'ai saisi ce court délai pour explorer d'autres pistes. L'affiche située dans la cuisine est loin d'être terminée ici, il était question de recréer intégralement la cuisine à partir de différentes captures d'écran du film. J'aimais ce concept : montrer la cuisine avec le personnage de Hana (absente ici) devant le frigo, tout en appliquant l'un des concepts du film grâce à cet effet fisheye (je vous laisse découvrir le film pour comprendre pourquoi).
Pour l'affiche finale, il y a eu de nombreux ajustements de couleurs, de contrastes, essais de typo. J'avais aussi essayé de mettre le monstre en reflet dans l'œil, le film empruntant à la fois au body-horror et au film de fantôme. La pilule dans la bouche est quant à elle une photo prise par mes soins, me permettant d'avoir la liberté de choisir l'angle nécessaire.
SACCHARINE - Dans les salles françaises dès le 3 juin !
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